Connaissez-vous le Bullet Journal?

Mis à jour : 13 oct. 2020

« Mais de quoi tu parles? »


Le Bullet Journal (« BuJo » pour les intimes!) est un système d’agenda totalement personnalisable. Le phénomène est apparu aux Etats-Unis il y a quelques années, et il a désormais bien envahi les rayons de nos papeteries et librairies françaises.

Le principe est simple : à partir d’un carnet vierge, vous créez votre agenda à la mesure de votre besoin. Mais ce n’est pas qu’un simple agenda! C’est aussi un carnet pour centraliser toutes vos listes de « trucs à faire », pour noter vos intentions et vos rêves pour les mois et l’année à venir, pour noter les livres que vous avez lus… bref, pour noter tout ce qui vous chante et vous accompagnera dans votre quotidien. Puisque c’est personnalisable, vous pouvez créer LE BuJo qui vous ressemble.


J’ai découvert ce terme vers l’été 2016, mais je n’étais pas prête à me lancer dans ce concept qui me paraissait trop compliqué. À ce moment-là, j’avais 3 agendas différents pour tout noter : un agenda pour mes activités, un autre pour le suivi de ma santé, un autre pour mes finances… tout était disséminé et trop brouillon. Cela ne me convenait pas.

Début 2017, je me suis penchée de plus près sur le phénomène « Bullet Journal » : un agenda personnalisable, c’était exactement ce qu’il me fallait pour enfin tout centraliser dans un seul carnet. Il suffisait de me lancer…


Un petit retour en arrière pour vous raconter le « Avant BuJo » et comment j’en suis arrivée là…

Il fut un temps (très lointain…) où j’étais une boulimique du temps, avec un besoin irrépressible de remplir mes journées de nombreuses activités : du travail, du sport, des rencontres… sans jamais vraiment me poser, pour voir quels besoins j’étais en train de remplir de façon compulsive. À ce moment-là, je refusais de regarder. À vrai dire, je ne me posais même pas la question.

En 2008, j’ai modifié mes habitudes alimentaires en les alignant avec mon rythme biologique, et petit à petit, c’est mon corps tout entier qui m’a obligée à m’aligner avec mon rythme de vie véritable. Sauf qu’il y avait une grande dissonance entre mon rythme interne et le rythme externe que je m’imposais… Comme si je cherchais à courir un sprint alors que mon corps ne supporte que la marche. Je travaillais beaucoup pour subvenir à mes besoins, mais dans la peur permanente de ne pas avoir assez. Je n’écoutais pas mes véritables besoins, ma santé m’a alertée 2 fois coup sur coup, fin 2011 et début 2012.

Il était devenu urgent de ralentir.

Si je continuais dans cette logique d’un rythme effréné pour gagner suffisamment d’argent (ou davantage?), je ruinais ma santé. Or, ma santé est prioritaire : si je n’en prends pas soin, je rogne sur mon temps de vie total. Si je n’écoute pas les alertes, tout peut s’arrêter brutalement, à n’importe quel moment. J’ai envie de profiter de ma vie le plus longtemps possible, et surtout en bonne santé. J’ai donc accepté de regarder les alertes de ma vie, sur un plan physique et surtout émotionnel. Quelles blessures profondes étaient en train de s’exprimer au travers de mes ennuis physiques?

Pour me préserver, pour me soigner, je devais ralentir, donc sortir de la logique communément admise aujourd’hui : « toujours plus, toujours plus vite ».


En ralentissant pour prendre soin de ma santé, j’ai moins travaillé, et mes revenus ont logiquement diminué. Les difficultés financières se sont donc rajoutées aux soucis de santé. J’ai été obligée de tout compter, pour rentabiliser au maximum mon budget. J’ai été obligée de me poser face à mes véritables besoins, pour TOUT ce que je consommais. Cet exercice est loin d’être facile… croyez moi! Mais il est salutaire, car il nous apporte une plus grande liberté. On ne se laisse plus manipuler par les sirènes extérieures qui nous promettent un bonheur facile en consommant toujours plus.


Au milieu de ce chaos, ma grande question est rapidement devenue la suivante : comment optimiser mon temps de travail pour subvenir à tous mes besoins avec le moins d’efforts possibles?

Ah, au fait, précisons que je suis une hyperactive fainéante! J’aime la diversité, je suis curieuse d’apprendre, de progresser, de découvrir, mais à moindre effort! Ce curieux mélange ne m’a pas toujours été facile à apprivoiser… c’est aujourd’hui ma plus grande force!


Revenons-en à l’année 2017, mes débuts avec le BuJo.

J’ai lu de nombreux blogs à ce sujet, j’ai réfréné ma boulimie habituelle lorsque je découvre une nouvelle activité : non je n’avais pas besoin d’acheter des carnets ou des stylos spécialisés pour démarrer, ni même des autocollants variés à coller de partout. De toute façon, je n’avais pas d’argent pour ça!

Je me suis lancée avec les moyens à ma disposition : j’ai pris un carnet vierge basique (inutile de chercher à faire une oeuvre d’art avec son premier BuJo!), mes stylos de couleurs, et j’ai concrétisé mon premier « BuJo ». Un mois après l’autre. Au bout de 2 mois d’utilisation, j’ai commencé à le faire évoluer, à comprendre quels étaient mes réels besoins pour optimiser l’utilisation de ce carnet. Ma visibilité sur mon BuJo s’améliorait en l’utilisant tous les jours.

J’ai passé du temps sur la structure même de mon agenda - et même beaucoup de temps!! - afin qu’il soit un outil réellement efficace pour moi.

Préparer des racines solides est un travail essentiel pour obtenir un résultat durable. Dans notre course effréné, nous avons oublié cette logique, car nous avons l’impression de perdre du temps… or, c’est tout l’inverse!


Au bout d’une année, mon BuJo s’est synthétisé d’une façon extraordinaire, qui me permet aujourd’hui de gérer de nombreuses activités, l’esprit tranquille, et sans courir - vous ai-je dit que je déteste courir? Je suis enfin maitre de mon temps, et de mon argent. De plus, grâce au côté personnalisable du BuJo, je peux exprimer ma créativité qui est un besoin très important pour mon âme d’artiste.

Et oui, le BuJo peut vraiment faire tout ça! (dommage, il ne fait pas le café…!)


En 2019, j’entamais mon 4e Bujo, le premier véritablement abouti. En voici un aperçu.


En 2020, c’est LE BuJo idéal pour moi, car j’ai enfin trouvé le carnet parfait : fonctionnel, agréable d’utilisation, et joli! Vous pouvez découvrir le modèle que j’utilise ICI (mais je l’achète en papeterie… vous le trouvez par exemple chez Dalbe)

Maintenant que je suis au clair dans la structure de mon BuJo, je peux commencer à préparer le prochain, cela de 2021. Voilà à quoi il ressemble au démarrage… il n’y a rien du tout!



Je vous en dévoilerai la suite très prochainement. Restez connectés!


Mon entourage m’a souvent regardée avec des yeux incrédules - et admiratifs - devant mon agenda rempli de gommettes de différentes couleurs!

« Je n’ai jamais vu ça! » m’a-t-on souvent dit. Normal! C’est moi qui l’ai créé! Vous devriez essayer!! Ce n’est pas si compliqué, il suffit de se lancer.

Sauf que… tout le monde n’a pas ma capacité de synthèse, ma patience, ni même le TEMPS de créer un tel outil.

« Et si tu le faisais publier? » m’a suggéré une amie.

Je l’envisage sérieusement. Mais pour l’instant, j’ai encore des détails techniques importants à résoudre. C'est pourquoi je commencerai par vous en dévoiler des morceaux via ce blog.


Une petite mise en garde s’impose : si vous vous penchez de près dans le phénomène Bullet Journal, vous découvrirez des tonnes de conseils, des milliers d’exemples de carnets avec des artistes absolument phénoménales pour décorer leurs agendas personnels. On peut facilement perdre du temps si on ne prend pas le temps de se poser les bonnes questions, notamment LA question : POURQUOI ai-je besoin de mon BuJo? Si vous voulez en faire une oeuvre d’art : libre à vous. Mon crédo principal pour un BuJo efficace est le suivant :

SIMPLICITÉ + ORGANISATION = LIBERTÉ !


Ne gaspillez plus votre temps : il est précieux.


Et si vous avez lu cet article jusqu’au bout, peut-être ferez-vous partie de ces personnes que je réussirai à convertir à ma devise :

« Ralentissez, vous irez plus vite »!

36 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout