L’intérêt du désencombrement

Et si nous inversions la tendance en commençant un désencombrement de notre vie? Peu importe par quel domaine nous démarrons, l’un va entrainer l’autre… et les suivants… jusqu’à simplifier et alléger notre vie.

Que peut-on alléger et désencombrer?

TOUT!

La maison. Les placards de vêtements. Les mails. La tête. L’agenda. Les relations. Les souvenirs. Les fantômes qui rôdent autour de nous!!

Tout, absolument tout peut être allégé et simplifié si tant est que vous en ayez le désir véritable. Le temps que cela prendra importe peu, ni même le résultat final, car ce qui compte vraiment, c’est la DIRECTION dans laquelle vous choisissez de vous engager, au moment où vous êtes prêts.

Vous pouvez recevoir des alertes plus ou moins importantes qui vous crient l’urgence (réelle ou relative) d’agir pour mettre de l’ordre dans vos conditions de vie. D’ailleurs, notre tendance humaine nous pousse bien souvent à attendre d’avoir de VRAIS problèmes pour nous remettre profondément en question. C’est ainsi.

Nous attendons d’avoir 20kg de trop pour modifier nos habitudes alimentaires.

Nous attendons d’avoir des dettes pour apprendre à gérer notre budget.

Nous attendons d’avoir un cancer pour être à l’écoute de nos émotions.

Nous attendons de vivre une catastrophe pour entendre (ou pas!) l’appel de notre âme.

Tout ceci est bien entendu totalement inconscient, restons indulgents avec nous-mêmes car nous faisons ce que nous pouvons avec les ressources intérieures à notre disposition. Le plus important n’est pas tant ce que nous vivons, mais ce que nous décidons de faire AVEC notre vécu, ainsi que la nouvelle direction que nous choisissons d’emprunter si nous constatons que nous sommes arrivés dans une impasse.


Bon, tout ceci est bien gentil, on comprend facilement la théorie, mais en pratique… ce n’est pas si facile que ça de se libérer de ses poids, on est bien d’accord? D’ailleurs, savez-vous POURQUOI le désencombrement est si difficile? On pourrait trouver plusieurs raisons à cela, comme le fait que tous ces objets nous rappellent des souvenirs, un lien avec la personne qui nous l’a offert, qu’ils sont un symbole d’une période de vie qui nous est chère…

En réalité, je vois UNE raison, centrale, qui peut expliquer tant de réticence intérieure, consciente ou inconsciente, face au désencombrement.

Vider (sa maison, par exemple) équivaut à une perte. Pour le cerveau, la perte, c’est la mort. Et là, c’est le BUG! D’ailleurs, peut-être aurez-vous des frissons en lisant ces quelques lignes, peut-être même aurez-vous envie de jeter cet article et ne surtout pas en continuer sa lecture, tellement cela vous place face à un sujet qui vous terrorise. Ok.

Ce raccourci semble simpliste, il s’avère pourtant d’une justesse incroyable si vous observez bien ce que vous ressentez en profondeur.

Chacun avance à son rythme avec ses peurs, les fuir n’a jamais été une solution efficace. (voir les articles sur les émotions réprimées et la fuite de la douleur). Accepter de se confronter à cette peur de la mort (la sienne, ou celle de ses proches) vous aidera à l’apprivoiser, et donc par effet ricochet à mettre en place un début de désencombrement. À votre façon, à votre rythme. Chaque petit pas sera le bienvenu. Il suffit souvent de RECONNAITRE cette peur et de simplement l’accueillir pour ce qu’elle est, pour qu’elle s’estompe… essayez!


Je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est personnellement arrivée et qui illustre à merveille ce sujet si délicat.

Lors d’une de mes séances en pratique épigénétique (en 2018), ma thérapeute m’a fait travailler sur ce sujet d’une façon détournée. Après la séance, j’avais un exercice symbolique à faire : jeter des vieux magazines qui stagnaient chez moi. En apparence, ce n’est rien à faire… mais je vous assure que j’ai immédiatement senti ce bug intérieur, à la limite de la terreur, rien qu’à l’idée d’accomplir ce geste simple. Lorsque je suis rentrée chez moi, bonne élève, j’ai mis en pratique cet exercice mais ce n’était vraiment pas simple à réaliser, croyez-moi. L’inconfort a duré quelques jours, mais grâce à mes nouveaux apprentissages (que ma thérapeute m’indiquait), un verrou a sauté à l’intérieur de moi, et je ne me suis plus jamais sentie en insécurité lorsqu’il s’agissait de jeter quelque chose. La séance avait fait son effet.

D’ailleurs, après ce moment précis de ma thérapie, j’ai continué mon désencombrement matériel, en 2018. Les vannes étaient ouvertes : tout allait bien! Et je peux vous assurer que dans tout ce que j’ai choisi de jeter / donner / libérer, rien ne me manque. Absolument RIEN!

Alors… vous commencez quand?


19 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout