Pourquoi j’ai choisi de devenir auteur indépendant.

Connaissez-vous les coulisses du métier d’écrivain? Laissez-moi vous en raconter un morceau avec mon parcours dans l’édition - aussi maigre soit mon expérience.


Tous les jeunes auteurs en herbe vous diront à quel point il est difficile de trouver une maison d’édition qui accepte de les publier. Pour l’auteur, c’est un véritable parcours du combattant pour démarcher les maisons d’édition, envoyer son manuscrit et tenter de le faire sortir du lot de tous les autres manuscrits qui sont à peine lus en diagonale.

Puis, quand l’auteur a l’opportunité de se faire publier, ce n’est pas gratuit. Ça s’appelle une publication à compte d’auteur ; le montant demandé par certaines maisons d’éditions peut parfois être exorbitant. Vous ne le saviez pas? Maintenant vous êtes au courant.

C’est ainsi que cela se passe tant que l’auteur n’a pas un nom connu et donc forcément vendeur. En toute sincérité, j’ignore de quelle façon ont démarré tous ces auteurs qui sont aujourd’hui dans le top 10 des meilleures ventes de livres.


En ce qui me concerne, j’ai écrit « Chathérapie » en 2012, encouragée par un gros signe de la vie qui me poussait à participer à un concours d’une jeune maison d’édition locale. Je n’avais jamais écrit avant cela, et je n’avais pas prévu de me faire publier. Mais les choses se sont déroulées de façon tellement simple et rapide que je n’ai pas hésité longtemps. En effet, je n’ai pas eu besoin de démarcher : c’est la maison d’édition qui est venue à moi! L’opportunité d’être publiée était là, devant moi, sur un plateau, alors je me suis lancée en 2013. Sauf que… Je vous rappelle que ce n’est pas gratuit. Je tairai le montant que j’ai investi pour concrétiser cette publication, cela n’a guère d’importance. À ce moment-là, je rêvais d’être publiée, tenir mon livre papier dans les mains était tellement important pour moi que j’ai foncé dans cette expérience. J’ai vécu mon rêve.

Puis j’ai ouvert les yeux.

Cette maison d’édition n’avait aucun réseau pour diffuser mon livre dans les rayons. Les quelques ventes comptabilisées provenaient pour la plupart de MON réseau.

Et vous savez quoi? Deux ans après la publication de mon livre, je n’ai récupéré que la moitié de mon investissement de départ. Ce qui signifie que si vous faites partie des rares personnes qui possèdent entre leurs mains mon tout premier livre papier, vous pouvez vous dire ceci : JE VOUS AI PAYÉ POUR QUE VOUS L’AYEZ!! Et pourtant, vous avez aussi payé pour l’obtenir… Incroyable, n’est-ce pas?


En 2015, j’ai écrit « Nelson aime colorier les mandalas ». Cette histoire m’a submergée comme une évidence, mais elle ne pouvait pas être indépendante : c’était la suite logique de « Chathérapie ». J’étais coincée : impossible de la publier, surtout après ma première expérience décevante. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser aux livres numériques, et à publier mes 2 histoires moi-même sur les plate-formes numériques. Cela ne me suffisait pas, ni à mes lecteurs qui avaient besoin de la version papier.

La frustration était mon moteur pour continuer de chercher des solutions. Je n’avais pas envie de renoncer à mon rêve d’être écrivain.


En 2016, j’ai alors approfondi mes recherches sur l’auto-édition. J’ai trouvé un prestataire sérieux, qui m’a permis de donner une seconde naissance à « Chathérapie » en y incluant sa suite logique. Mon premier livre s’appelle désormais « Chathérapie & Nelson aime colorier les mandalas ».

J’ai trouvé de nombreux avantages à cette formule de publication : pas de frais au départ, possibilité d’imprimer mes livres à la demande, et même une option permettant aux lecteurs de les commander directement en librairie ou sur des sites partenaires.

Sauf que… la marge restant pour l’auteur - moi! - était encore très maigre. En prime, ce n’est pas parce que le livre peut être commandé en librairie qu’il est forcément connu! C’est donc à l’auteur que revient la tâche difficile de faire connaitre son livre et de le diffuser. Comment fait-on quand on a un « vrai travail » qui occupe tout notre temps? La frustration ne m’a jamais quittée…


En 2017, j’ai commencé l’écriture de « Vénus, le chat qui attendait Jupiter ». Il m’a fallu plus de 2 ans pour en terminer le manuscrit. Pendant ce temps, je continuais de réfléchir à la façon de concrétiser mon rêve d’être écrivain, tout en faisant le constat que mon «vrai travail» ne me nourrissait plus de l’intérieur, mais qu’il fallait bien payer les factures. Rude.

C’est au printemps 2019 que j’ai eu la révélation. En parlant avec un ami auteur, il m’a dit ceci : « être auteur auto-publié et être auteur indépendant, ce sont deux choses différentes». J’ai écouté son expérience - précieuse pour moi - et j’ai compris. Oui, j’ai fini par comprendre que pour transformer mon rêve en projet, je devais m’y investir à 100%. Ne pas déléguer à quelqu’un d’autre la moindre étape du processus. Je devais revoir toute ma façon d’envisager ma relation avec mes livres, mais aussi revoir toute ma façon de vivre.

J’ai donc cherché la meilleure solution, pour moi, et je suis prête à la tester, à la mettre en pratique, même si je n’ai aucune garantie qu’elle fonctionne. Hors de question que j’abandonne mon rêve!


Sans auteur, il n’y aurait pas de livres. Et parce que certaines images parlent davantage que tous les mots, je vous propose de découvrir la réalité du statut d’auteur :


Savez-vous QUI VOUS PAYEZ lorsque vous achetez un livre à 20€?






Je trouve inadmissible que l’auteur soit si peu récompensé de son travail dans un système qui valorise davantage les intermédiaires plutôt que l’auteur lui-même. C’est pourquoi j’ai choisi d’être indépendante - ça tombe bien : j’aime ça!


Qu’est-ce que cela signifie pour moi, auteur?


*C’est retirer tous les intermédiaires entre l’auteur et le lecteur afin de renouer le contact direct entre les principaux acteurs du livre : celui qui l’écrit, et celui qui le lit.


*C’est m’investir pleinement dans un métier qui comporte de nombreuses facettes passionnantes.


*C’est renoncer à mes rêves de grandeur pour revenir à une réalité humaine - et locale. Si j’étais publiée de façon « classique », il me faudrait vendre 5 fois plus de livres pour gagner la même chose qu’en étant indépendante!


*C’est éviter le gaspillage. Savez-vous que les livres non vendus finissent bien souvent à la presse (la « poubelle » des livres)? En gérant moi-même le stock disponible, je reste réaliste sur mes capacités de diffusion, donc je limite toute forme de gaspillage.



Qu’est-ce que cela signifie pour vous, lecteurs?


*Si vous désirez vous procurer le livre papier, vous ne pourrez l’obtenir que par… moi! (tous les détails sur les pages "Mes livres" et "En Numérique"). Suivez mes actualités pour me rencontrer en direct dans les différents évènements auxquels je participerai (voir page "évènements").


*Si vous habitez loin, il faudra ajouter les frais de port à votre panier d'achat. Ce qui est finalement logique...


*Pour lire un extrait de mes livres, vous pouvez en « feuilleter » les premières pages sur ce site (page "Mes livres")


*Et si vous le désirez, vous aurez votre exemplaire dédicacé!


*Pour les lecteurs numériques : cela ne change rien! Je vous garantis un prix deux fois inférieur au prix du livre papier. Et oui, c’est moi qui décide!



Pour mettre en place ma démarche, je me suis inspirée des nouveaux modes de consommation qui émergent depuis quelques années, notamment dans l’alimentaire, où les consommateurs font leurs achats directement auprès des petits producteurs locaux.

Si vous avez envie de me soutenir dans mon projet, je vous invite à partager mon blog autour de vous et/ou mes pages sur les réseaux sociaux (Facebook / Instagram).


Merci de m’avoir lue jusqu’au bout!

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